La naturalité forte des territoires en Bretagne
La naturalité d'un territoire synthétise trois variables : l'anthropisation de l'occupation du sol (ou "intégrité biophysique"), la liberté d'évolution des écosystèmes (ou "spontanéité des processus") et la continuité spatiale et temporelle des milieux naturels. Elle permet d’aborder des enjeux de biodiversité tels : « où sont les principaux ensembles naturels de mon territoire ? », « quels sont les axes principaux de la trame des milieux naturels de mon territoire ? », « mon site est-il au cœur des grands ensembles naturels de mon territoire ? », « quelles potentialités de connexions avec les territoires voisins via les ensembles naturels ? ».
En Bretagne, et dans la logique des travaux menés à l’échelle nationale, les trois indices utilisés respectivement à ces trois variables sont : l'hémérobie (une mesure du niveau d'anthropisation), la densité en bâti et route, la fragmentation spatiale des milieux naturels et semi naturels. Les valeurs hautes de la naturalité peuvent être assimilées aux macro structures naturelles du territoire et à leurs continuités.
La naturalité est calculée à l'échelle de mailles de 100 m de côté puis est agrégée à différentes échelles : départements, EPCI, périmètre des Contrats de Relance et de Transition Ecologique, PNR, communes.
Les naturalités « fortes » correspondent aux valeurs s’écartant de plus de un écart-type de la moyenne (calculée pour chaque échelle de territoire). La part surfacique de ces valeurs fortes est calculée pour chaque territoire.
Sources : cartographie des grands types de végétations, Conservatoire botanique national de Brest (CBNB), 2021. Traitement et mise en forme : Observatoire de l'environnement en Bretagne, mise à jour décembre 2025.
Aller plus loin : pour explorer les données et la méthode, consulter la datavisualisation "La naturalité des territoires en Bretagne" réalisée par l'OEB.
Réutilisations
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